2026 : mini-journal de guerre - novembre

Avec Olga, Pacha, irina, Tola, Valera...

Nous préparions un voyage en Ukraine, trois semaines en avril 2022, quelques français de retour dans la zone de Tchernobyl. L'armée russe campait par là.
Nous échangions avec Olga pour préparer ce voyage, nous parlons désormais de la guerre.

Mini journal de guerre : Tchernobserv


Dimanche 1 novembre, 10h10

C'est dimanche C'est Halloween : "un bonbon ou on revient !"

Orbán et Vučić ont promis de revenir à la politique après leur rencontre à Belgrade.

MAKS26, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 1 novembre, 9h50

Négos.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères affirme que si les combats peuvent cesser à Oleshky, ils peuvent cesser partout et définitivement. L'Ukraine est prête et attend la même chose de la Russie.

War Translated, Bluesky, traduction automatique

La possibilité d’un cessez-le-feu en Ukraine avec gel des positions est de nouveau évoquée. Au-delà de l’espoir que suscite toujours la perspective d’un arrêt des combats, il faut toutefois rester prudent. Une telle possibilité n’est pas forcément synonyme de paix à long terme, mais souvent de complications et de nouvelles violences.

Les négociations, manifestement poussées par une Maison-Blanche en quête de succès diplomatiques avant les élections de mi-mandat, pourraient progresser rapidement si la partie russe s’y montre intéressée. En effet, rappelons qu’il y a longtemps que l’Ukraine se dit prête à un cessez-le-feu préalable à des négociations de paix, alors que Moscou refusait le principe d’un arrêt des combats avant d’avoir obtenu satisfaction à ses exigences.

[...] Admettons que Vladimir Poutine consente à ce scénario : un arrêt des combats et un « gel » des positions actuelles des deux camps. Les rumeurs diplomatiques entourant les négociations actuelles évoquent également la possibilité d’une zone démilitarisée et l’engagement des Européens à fournir des « garanties de sécurité ». On parle aussi d’un moratoire sur l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et du paiement des coûts de reconstruction par les Européens, qui semblent avoir vocation à payer une guerre qu’ils n’ont pas initiée et des dommages qu’ils n’ont pas causés. Et, bien entendu, comme l’URSS en 1991, la Russie de 2026 ne serait à nouveau comptable d’aucune de ses agressions ni de ses crimes, et tout pourrait « continuer comme si de rien était ».

Donald Trump est certainement prêt à aller très loin en termes de concessions ukrainiennes et européennes, à condition qu’il puisse prétendre avoir arrêté la guerre sans risquer la vie d’un seul soldat américain ni dépenser un seul dollar. Il tentera également de faire main basse sur les ressources minières et agricoles de l’Ukraine.

[...] Mais si un cessez-le-feu est déclaré, comment faire pour que la Russie respecte l’Ukraine et son intégrité territoriale à l’avenir ? La question des garanties de sécurité se pose inévitablement dès que les panneaux de la DMZ sont installés. Il faut quelqu’un pour garantir, sinon la paix, du moins l’absence de conflit.

En Corée, depuis 1953, les deux « sponsors » de la guerre ne veulent plus se battre, mais surveillent la situation. La Chine est présente d’un côté de la frontière et les États-Unis sont déployés en nombre en Corée du Sud pour éviter le désastre du début de la guerre, en 1950, lorsque la Corée du Nord est passée tout près de réussir l’unification par la force.

Mais en Ukraine, il n’y aura pas deux « sponsors » qui ne veulent pas se battre. Il y aura la Russie, l’agresseur qui a tout son temps, et l’Ukraine qui espère des garanties que les États-Unis ne veulent pas lui donner. On comprend d’ailleurs que les Ukrainiens soient circonspects. Le mémorandum de Budapest de 1994, par lequel le Royaume-Uni, la Russie et les États-Unis « réaffirmaient leur engagement […] à respecter les frontières existantes (de l’Ukraine) », en échange du renoncement aux armes nucléaires soviétiques restées sur son sol, a laissé un goût amer.

[...] Il y a des actes que nous pourrions poser dès maintenant pour commencer à dissuader la Russie. Des actes qui serviraient nos intérêts directs, mettraient les Européens au centre des négociations et obligeraient Moscou comme Washington à prendre en compte nos demandes.

Nous pourrions par exemple déclarer que nous protègerons les réacteurs nucléaires ukrainiens encore en activité de tout bombardement, compte tenu du risque que ferait peser sur nous un bombardement russe, volontaire ou non, qui les frapperait.

Face au nombre croissant d’incursions de drones dans l’espace européen, nous pourrions aussi décréter une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine et abattre tout ce qui volerait à l’ouest de Lviv et se dirigerait vers l’Europe. Ce ne seraient pas des actions « escalatoires » qui feraient de nous des « co-belligérants », mais elles montreraient que nous avons, nous aussi, des intérêts à défendre.

On l’aura compris, un cessez-le-feu en Ukraine est un scénario assez compliqué, pour ne pas dire cauchemardesque. Certes, il est sans doute « moins pire » qu’une poursuite des combats sur le plan humanitaire. Mais il ne devrait pas nous bercer d’illusions. Or, il le fera. Il nous bercera. Une partie de l’opinion publique européenne, et surtout de la classe politique, n’aspire qu’à un arrêt de cette guerre qui les dérange, car c’est un conflit existentiel sur le sol européen qu’il faudrait traiter sous l’angle de nos intérêts de sécurité, ce que la classe politique ne sait plus faire. [...]

Le Grand Continent, Stéphane Audrand, En Ukraine, le piège du cessez-le-feu trumpiste

"Magyar" Brovdi : " Compte tenu de la fragilité de tous les éléments de cette mission extrêmement complexe et multicomposante, fondée sur une méfiance totale entre les parties et des combats féroces, … l’opération Oleshky est unique et est déjà entrée dans l’histoire comme un exemple spécifique, ce que l’on appelle un précédent."

MAKS26, Bluesky, traduction automatique

Dimanche 1 novembre, 9h30

Comment ça se passe : ne pas payer pour le bien commun (via les impôts) mais infléchir la politique (par les dons) (suite).

Elon Musk s'attend visiblement au pire le soir du 3 novembre, c'est-à-dire à l'alternance politique à Washington. Les sondages pointent vers une défaite des républicains de Donald Trump à la Chambre et à une course serrée pour le Sénat. Les démocrates ont juré qu'ils feraient toute la lumière sur son rôle dans la seconde administration Trump.

A la tête du DOGE, l'homme le plus riche du monde a sabré l'aide américaine aux pays les plus pauvres et décimé la bureaucratie fédérale. [...]

Les Échos, « Qui vit par l'épée, périt par l'épée » : ces grands patrons ralliés à Trump qui redoutent un retour de bâton à l'issue des midterms

Dimanche 1 novembre, 9h30

Comment ça se passe : site contaminé.

L'un des derniers vestiges architecturaux de la dictature d'Adolf Hitler, conçu pour projeter une puissance indomptable, a été détruit le mois dernier dans un incendie criminel présumé. Sera-t-il reconstruit ? Et devrait-il l'être ?

Le Nid d'Aigle, ancien refuge nazi perché sur un sommet alpin à 1 834 mètres d'altitude, offre une vue imprenable sur le sud de l'Allemagne et l'Autriche. Son architecture, appelée Überwältigungsarchitektur en allemand , est conçue pour écraser et intimider.

« Même si une bombe de l'armée de l'air britannique avait frappé le bâtiment le 25 avril 1945, comme ce fut le cas pour la plupart des autres structures de ce qui était alors la "zone interdite du Führer" sur l'Obersalzberg près de Berchtesgaden, l'ancien salon de thé d'Hitler... n'aurait guère pu être plus gravement endommagé que par l'incendie », a déclaré le journal munichois Süddeutsche.

[...] Les autorités locales pensent que l'incendie a été déclenché volontairement par un suspect de 33 ans ayant des antécédents de troubles mentaux.

[...] L'incendie a déclenché un débat sur l'opportunité et les modalités de reconstruction du site contaminé pour les générations futures de visiteurs, tout en atténuant le risque, jamais vraiment écarté, de créer un lieu de pèlerinage pour les néonazis. [...]

The Guardian, Le Nid d'Aigle, résidence d'Hitler, a été incendié. Faut-il le reconstruire ?, traduction automatique

Dimanche 1 novembre, 9h20

Patriot (suite).

Le département d'État américain a approuvé la vente potentielle de 500 intercepteurs de missiles balistiques PAC-3 Patriot à l'Ukraine, mais la livraison ne devrait pas intervenir avant plusieurs années.

Divers médias occidentaux, citant des sources anonymes, ont rapporté que l'approbation concerne la livraison d'intercepteurs de fabrication récente, qui n'est pas attendue avant 2030. Cette vente ne permettra donc pas à l'Ukraine de se défendre face à la campagne intense de frappes de missiles balistiques russes prévue pour l'hiver 2026-2027. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 octobre, traduction automatique

Dimanche 1 novembre, 9h15

Cartoon Movement, Nancy Ohanian, A Dangerous Game

Dimanche 1 novembre, 9h15

Oleshky (suite).

[...] Tetiana Leonidivna, 71 ans, a remercié les soldats ukrainiens qui l'ont aidée à fuir. « Nous les aimons, nous les aimons », a-t-elle dit en pleurant. « Nous savons qu'ils nous protègent. Un immense merci à eux, et un immense merci à leurs parents, pour avoir donné naissance à de tels enfants. Je suis fière, tout simplement fière. » [...]

The Guardian, Les évacués d'Oleshky retrouvent leurs familles après qu'une trêve a permis leur retour en Ukraine, traduction automatique

La Russie et l'Ukraine ont mené à bien une mission humanitaire remarquable dans l'oblast de Kherson occupé, certains civils ukrainiens ayant pu regagner le territoire sous contrôle ukrainien.

Le commissaire ukrainien aux droits de l'homme, Dmytro Lubinets, a souligné que le cessez-le-feu d'Oleshky est le plus long cessez-le-feu localisé observé par les deux parties depuis 2022.

Les 30 et 31 octobre, M. Lubinets et la commissaire russe aux droits de l'homme, Yana Lantratova, ont indiqué que certains habitants de l'oblast de Kherson occupé, notamment d'Oleshky, étaient retournés en territoire sous contrôle ukrainien, tandis que d'autres avaient choisi de rester sur place ou de se rendre à Simferopol, en Crimée, également occupée.

[...] Cette mission humanitaire a été remarquable car M. Lubinets s'est rendu à Oleshky, en [territoire occupé par la] Russie, puis est retourné en Ukraine. [...]

ISW, évaluation de la campagne offensive russe, 31 octobre, traduction automatique

Dimanche 1 novembre, 9h00

Pétrole.

Plusieurs médias ukrainiens, dont l’agence de presse RBC, ont fait état d’une attaque ukrainienne sur la raffinerie de pétrole Lukoil, située à Kstovo, à 400 kilomètres à l’est de Moscou, dans la région de Nijni Novgorod, dans la nuit de samedi à dimanche.

[...] Vendredi, les autorités russes avaient indiqué que l’Ukraine avait repris ses frappes sur les raffineries de pétrole russe, après une « pause » de plusieurs jours dans ce type d’attaques. Le vice-ministre chargé de l’énergie russe, Alexandre Novak, avait déclaré que trois raffineries avaient été frappées ce jour-là. [...]

Le Monde, Live

La campagne ukrainienne visant les raffineries de pétrole russes se poursuit, ont déclaré des responsables ukrainiens au Kyiv Independent, rejetant les informations selon lesquelles Kiev aurait accepté de suspendre les frappes.

Le Wall Street Journal a rapporté le 29 octobre, citant des personnes au fait des opérations, que l'Ukraine avait accepté une « pause » dans ses attaques contre les raffineries de pétrole russes.

D'après le rapport, cette suspension devrait rester en vigueur jusqu'après les élections de mi-mandat américaines, voire se prolonger jusqu'en novembre. Le Wall Street Journal a également affirmé que cette décision faisait suite à d'intenses pressions politiques exercées par l'administration Trump.

[...] Zelensky avait déjà publiquement démenti les affirmations selon lesquelles l'Ukraine aurait ordonné une suspension des frappes contre les raffineries de pétrole russes. « Nos hommes ont fait preuve d'un peu plus de prudence ces derniers jours. Mais ils n'ont reçu aucun ordre », a-t-il déclaré aux journalistes à Kiev le 27 octobre.

[...] La seule pause dans la longue campagne ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes est survenue après l'annonce unilatérale d'une « trêve énergétique » par le président américain Donald Trump le 11 octobre. L'Ukraine a suspendu ses frappes pendant environ 72 heures, avant qu'il ne soit clair que la Russie n'avait aucune intention de respecter les conditions annoncées par le président Trump. [...]

The Kyiv Independent, L'Ukraine n'a jamais accepté de suspendre les grèves dans les raffineries russes, confirment des sources, traduction automatique

Mini-journal d'octobre